Le leadership est lié à des modèles de personnalité et non à une question de genre. Pourtant, trop souvent, on associe l’image du leader à des stéréotypes dits masculins. Conséquence : nombre de femmes occupant des postes à hautes responsabilités adoptent, à tort, des comportements parfois bien éloignés de leur vraie personnalité. Voici 5 conseils pour affirmer votre propre leadership.

1. N’ayez pas peur d’être vous-même 

Dans certaines méthodes de coaching, on a coutume de dire qu’un bon leader, c’est celui qui sait (re)connecter son cœur, sa tête et ses mains (le principe des 3H en anglais : heart-head-hands) :

  • Le cœur, qui ressent
  • La tête, qui pense
  • Les mains, qui transmettent des messages et agissent

En d’autres termes, il s’agit d’être alignée avec vous-même : vos convictions, vos émotions, votre mode de fonctionnement, vos qualités et vos défauts. Quand l’un des 3H n’est pas aligné avec le reste, cela se ressent dans le discours qui dénote ; on perd alors sa capacité à convaincre. Et qu’est-ce qu’un leader, si ce n’est quelqu’un qui sait convaincre pour fédérer ses équipes autour d’un objectif commun ? Un seul mot d’ordre donc : AU-THEN-TI-CI-TÉ !

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2. Assumez, capitalisez et développez votre intelligence émotionnelle

C’est prouvé, les entreprises dont les comités exécutifs sont les plus féminisés sont plus performantes ! Pourquoi ? Les femmes capitalisent davantage sur leur intelligence émotionnelle, ce qui leur permet d’adopter des modes de pensée différents et plus efficaces, notamment en période de crise ou de changement. Selon Daniel Goleman, psychologue à l’origine du concept, l’Intelligence Émotionnelle (IE) se compose de 4 qualités :

  1. La maîtrise de soi
  2. La persévérance
  3. Le respect d'autrui
  4. L’aisance sociale

L’intelligence émotionnelle (IE), c’est donc la capacité à identifier et comprendre ses émotions et celles des autres pour guider ses pensées et ses actes. En conclusion, pour réussir dans votre carrière, acceptez d'écouter vos émotions, et cultivez votre IE !

>> Lire aussi : Comment développer son intelligence émotionnelle ?

3. Apprenez à vous prémunir contre le syndrome de l’imposteur

Même si tout le monde, au cours de sa carrière, est amené à expérimenter à des degrés divers le syndrome de l’imposteur, les femmes y seraient plus sujettes. De quoi s’agit-il ? Le syndrome de l’imposteur, c’est le sentiment d’avoir été surévalué par rapport à un poste donné et d’être, in fine, illégitime. Ce sont des phrases prononcées de manière anodines qui doivent vous alerter :

  • « Je n’y suis pour rien, c’est mon équipe qui a fait tout le travail », à votre patron qui vous complimente ;
  • « Sur ce dossier, j’ai surtout eu de la chance », à vos collègues admiratifs de votre travail ;
  • « Merci beaucoup, merci vraiment de me faire confiance, vous ne le regretterez pas », à votre DRH qui vous propose une promotion ;
  • « Quelqu’un va forcément s’apercevoir que je ne suis pas la bonne personne pour ce job », à vous-même chaque jour…

Alors qu’on attend d’un leader des signes d’affirmation, de la confiance en soi, de l’assertivité, ces comportements de dépréciation sont un vrai frein pour la carrière. Douter reste bel et bien essentiel, car c’est ce qui nous permet de mettre en perspective ce qui nous entoure, mais cela devient négatif quand les doutes altèrent notre confiance en nous et l’image que nous renvoyons aux autres. Alors si vous avez des doutes, attention dans l’expression que vous en faites

>> Lire aussi : Comment vaincre le syndrome de l’imposteur ?

4. Affirmez-vous en apprenant à dire non

Dans la continuité du syndrome de l’imposteur, les femmes, pour prouver leur légitimité, vont avoir tendance à dire « oui » plus souvent que leurs homologues masculins. A force de dire « oui », on met en péril sa vie professionnelle et personnelle : burn-out, stress, perte en qualité dans le travail, … Et au-delà de ces conséquences inévitables, ne pas savoir dire « non » est absolument destructeur pour l’image du leader : que penser en effet d’une personne incapable de poser des limites ? Bien sûr, il ne s’agit pas de dire « non » tout le temps, mais d’apprendre à faire preuve de modération en évaluant systématiquement la demande (suis-je en capacité de prendre ce dossier ? Cela fait-il partie de mes attributions ? Quels seront les impacts sur mon équilibre vie pro/vie perso, ...), et le cas échéant, de dire non... en y mettant les formes, bien entendu.

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5. Valorisez vos réussites sans attendre qu’on le fasse pour vous

Sans tomber dans les clichés de genre, certaines études sur le leadership montrent que les femmes leaders privilégient davantage les modes de fonctionnement collectifs plutôt qu’individuels dans la construction des décisions. En réalité, cette force peut aussi être une faiblesse car elle peut effacer la réussite individuelle au profit de la réussite collective, et freiner voire bloquer les évolutions de carrière. Comment pourrait-on vous proposer une promotion si jusqu’à présent vous n’avez jamais valorisé vos propres réussites ? Il faut donc apprendre à dire « je » et non pas systématiquement « nous ». Autre point : soyez proactive quant à la gestion de votre carrière. Si vous pensez que vous méritez une promotion ou une augmentation salariale, n’attendez pas qu’on vienne vous la proposer, allez la chercher !

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