Le monde du travail est en perpétuel mouvement : les compétences techniques ne cessent de se réinventer et de nouveaux métiers naissent tandis que d’autres disparaissent ou se transforment. Parallèlement, certaines compétences interpersonnelles deviennent des clés indispensables pour évoluer professionnellement. Notre étude Michael Page/IFOP « Les grandes tendances du marché du travail »* nous révèle les compétences essentielles à développer aujourd’hui pour rester compétitif demain.

Maîtriser les outils digitaux pour collaborer en étant éloigné

Pour 63% des cadres, la maîtrise des outils digitaux arrivent en tête de liste des compétences techniques à posséder pour rester compétitifs. Et pour cause, l’un des principaux changements auquel les cadres ont été confrontés au cours des 3 dernières années est l’intégration de nouveaux outils de travail (71%). Parmi ceux-ci, les outils collaboratifs qui n’ont cessé de se multiplier à mesure que les espaces et les modes de travail ont évolué. Le télétravail, le co-working ou bien encore le freelancing, en s’affranchissant des lieux habituels de travail, impliquent en effet de pouvoir disposer de tous les outils pour une collaboration efficace même à distance.

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Parler plusieurs langues étrangères pour évoluer dans un environnement mondialisé

Anglais, chinois, allemand, russe, espagnol, … : face à une mondialisation croissante et à l’internationalisation des entreprises, le monde du travail se fait polyglotte. C’est pourquoi, la maîtrise de plusieurs langues étrangères arrive en 2ème position des compétences essentielles à posséder pour 60% des cadres, loin devant les compétences informatiques telles que « la programmation et la maîtrise des codes informatiques » (38%) ou la « maîtrise des outils bureautiques » (26%). Le multilinguisme apparaît comme un prérequis pour déclencher de nouvelles opportunités professionnelles et réduire plus encore les frontières spatiales dans le monde de l’entreprise.

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Savoir s’adapter pour saisir de nouvelles opportunités 

Au-delà des compétences techniques, le fait de savoir s’adapter apparaît comme l’une des soft skills les plus prisées pour 60% des cadres. Un succès qui s’explique par des trajectoires professionnelles de moins en moins linéaires : d’un côté, les cadres sont confrontés, plus que les autres salariés, à des évolutions rapides sur leur poste. Au cours des 3 dernières années, 75% des cadres contre 64% des salariés ont ainsi vu un élargissement de leurs missions et 15% ont même dû changer de métier ; d’un autre côté, ces derniers aspirent à plus d’épanouissement et de sens, et voient dans la reconversion une occasion d’y parvenir : 54% des cadres envisagent ou pourraient envisager de changer de métier dans les 2 prochaines années. Être ouvert aux changements est la condition sine qua non pour faire face à tous ces défis.

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La capacité à être autonome pour répondre à des activités de plus en plus individualisées

Pour un quart des cadres, l’autonomie et la capacité à prendre des initiatives apparaît comme la 2ème compétence essentielle à posséder. Rien d’étonnant face à l’individualisation croissante des tâches et le développement exponentiel du travail à distance. Parmi les autres soft skills citées mais dans une moindre mesure, on trouve :

  • L'organisation (23%)
  • L’optimisme (22%)
  • L’esprit d’équipe (20%)

Toutes ces compétences s’avèrent essentielles dans un monde du travail où les soft skills interviennent de plus en plus comme un critère déterminant de recrutement. Aujourd’hui, 62% des managers se déclarent prêt à recruter un candidat principalement sur ses compétences comportementales et il y a fort à parier, au vu de l’obsolescence rapide des compétences techniques, que ce chiffre continuera d’aller en augmentant.

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TÉLÉCHARGEZ LE RAPPORT D’ÉTUDE « LES GRANDES TENDANCES DU MARCHÉ DU TRAVAIL »

*Enquête réalisée avec l’IFOP sur un échantillon représentatif de 1824 actifs occupés, dont 1004 cadres en février 2020.

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