Après s’être intéressé au niveau d’équipement des salariés en outils numériques, à leur rapport au travail et au télétravail au travers du premier volet de l’étude « Blurring : Quand la frontière entre vie professionnelle et vie privée devient floue », PageGroup s’arrête aujourd’hui sur les relations au travail.

L’importance des relations au travail

Nous l’évoquions déjà suite à la publication des résultats du premier volet de l’étude en février dernier : il est, en 2017, difficile de séparer la vie privée de la vie professionnelle, tant celles-ci sont aujourd’hui interconnectées. Les outils numériques, à l’évidence, ont porté ce changement et impacté les comportements et le rapport au travail. L’arrivée dans les entreprises et au sein des strates managériales de la Génération Y a également bouleversé les codes.
Aujourd’hui, on note que 65% des salariés ont des contacts avec leurs collègues en dehors du travail. Cela passe par l’envoi de SMS ou l’échange d’appels téléphoniques (52%) mais aussi par des moments conviviaux comme des sorties le soir en semaine (43%) ou des week-ends partagés (19%).

Une bonne entente avec ses collègues favorise la performance des salariés

Aujourd’hui, 97% des salariés considèrent qu’avoir de bonnes relations avec son N+1 comme avec ses collègues est très important et 71% des répondants pensent qu’avoir de bonnes relations avec ses collègues a un impact positif sur la productivité.
Le bien-être et l’épanouissement des salariés sont de réels leviers de performance.  La connaissance des personnes qui nous entourent au travail et la confiance qui se crée à travers des liens d’amitié ont un impact positif sur la performance. Ces éléments permettent d’évoluer professionnellement avec plus de sérénité. Les entreprises ont bien saisi l’importance de ce levier ; dans près d’un tiers des cas (31.7%), ce sont elles qui ont été à l’initiative des rencontres entre les conjoints ou proches des salariés et leurs collègues (Noël d’entreprise, soirées, …).

Les salariés plus proches de leurs collègues que de leur manager

Si les modes de management pyramidaux tendent à s’aplanir et le management « à la française » à évoluer positivement, les codes culturels restent profondément ancrés. Une certaine distance reste de mise dans les rapports entre les managers et leurs collaborateurs, et inversement. Seuls 35% des salariés déclarent par exemple avoir des contacts avec leur responsable hiérarchique hors des horaires de travail. Ils ne sont que 21% à échanger des appels ou SMS et 16% à passer du temps avec eux le soir en semaine, soit près de 3 fois moins qu’avec des collègues sans lien hiérarchique. Et quand près de 60% des répondants déclarent être amis avec leurs collègues, seuls 16% indiquent être amis avec leur « boss ».  
> Consultez également le premier volet de notre étude : focus sur l’hyperconnexion des salariés et les impacts perçus ! Lire la suite

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