Pas évident d’aborder la question de la rémunération lors d'un entretien d'embauche... Quand amener le sujet ? Comment obtenir les bonnes informations ? Nos conseils pour amorcer les discussions dans de bonnes conditions.

Si vous passez par un cabinet de recrutement, la question du salaire sera en partie élucidée lors de votre premier contact téléphonique. Le recruteur vous demandera en général de lui communiquer vos prétentions salariales sous forme de fourchette. Cette information lui permettra d’évaluer la compatibilité entre vos attentes et les possibilités de son client. Si vous rencontrez directement un recruteur au sein d’une entreprise, votre premier interlocuteur ne sera pas nécessairement en charge de l’aspect rémunération. Il vous faudra par conséquent le convaincre que vous êtes le candidat idéal pour le poste pour espérer aborder la question par la suite, si le processus de recrutement avance en votre faveur.

Avant d’aborder la question du salaire en entretien d’embauche, chaque candidat doit démontrer que son profil correspond complètement aux attentes du recruteur en matière de compétences (techniques et/ou comportementales), afin de pouvoir argumenter et négocier ledit salaire dans les meilleures conditions.

Attendre le deuxième rendez-vous pour décrypter les possibilités

Au cours du premier entretien, les discussions portent essentiellement sur des informations relatives au poste à pourvoir et aux missions et responsabilités associées. C’est l’occasion pour le recruteur d’évaluer, en se basant sur votre expérience, vos compétences et votre savoir-être, si votre profil correspond aux besoins de l’entreprise. L’échange portera sur votre parcours, vos réalisations passées, vos aspirations et votre personnalité, non sur vos prétentions salariales. Lors de ce premier point, ce sont avant tout votre intérêt pour les informations communiquées et la manière dont vous y réagissez que le recruteur prend en compte. A moins de vous trouver en position très favorable (profil rare et très recherché ou en poste sans réelle envie de changement), il n’est pas recommandé d’évoquer ici la question de la rémunération et des avantages annexes, à moins que votre interlocuteur n’aborde le sujet. Gardez à l’esprit que ce premier entretien doit donner envie au recruteur d’aller plus loin dans les échanges et les négociations à l’occasion d’un nouveau rendez-vous.

Déterminer ses prétentions salariales

Avant tout entretien de recrutement, il est bon d’anticiper la question de la rémunération. Vous vous êtes porté candidat à une offre d’emploi, vous devez avoir une idée de la rémunération que vous souhaitez obtenir. Il est conseillé de se fixer une fourchette : le salaire minimum pour lequel vous accepteriez la mission et le montant maximal auquel vous pensez pouvoir prétendre. Pour assurer un positionnement raisonnable, il est important de se renseigner sur les salaires du marché en se reportant aux études de rémunérations des cabinets de recrutement et sur les grilles de salaires dans votre domaine. Bien entendu, il ne faut pas révéler d’entrée de jeu votre fourchette basse ! Pour négocier votre salaire en entretien, vous allez échanger avec votre recruteur jusqu’à trouver le montant qui conviendra aux deux parties. Il est donc judicieux de démarrer par la rémunération maximale attendue pour parvenir à un salaire satisfaisant après négociation. La négociation se fait sur la base du salaire brut annuel et on distingue, dans certains cas, le fixe et le variable.

Les bonus et avantages annexes 

Un salaire ne se négocie pas sans connaître l’ensemble des primes et avantages annexes qui viennent s’ajouter à la rémunération de base. Côté financier, on pensera treizième mois, participation, intéressement, voiture de fonction, carte essence, CE, etc. Côté avantages annexes : flexibilité horaires, télétravail, accès à une salle de sport ou à des espaces de co-working, parcours de formation, ... Récoltez bien toutes ces informations lors de l’entretien d’embauche. La prise en compte de l’ensemble de ces éléments vous permettra de conclure un accord satisfaisant, en ayant réellement toutes les cartes en main.

La négociation

La négociation doit se baser sur des éléments factuels : vos compétences pour le poste, l’expertise que vous pouvez apporter mais également une bonne connaissance des salaires pratiqués dans votre domaine, et sur les grilles de rémunérations de l’entreprise. Anticipez les faiblesses que le recruteur pourrait pointer du doigt pour faire baisser votre offre, et préparez des arguments mettant en avant vos forces pour contrebalancer l’échange. Une négociation doit par définition rester cordiale ; n’entrez pas dans un rapport de force. Restez ouvert aux propositions annexes qui peuvent vous être faites : possibilité de faire du télétravail, de gérer vos horaires de manière flexible ou d’obtenir un véhicule de service comme évoqué précédemment. Pour négocier votre salaire lors de l’entretien, vous devez tenir compte de ces avantages et ajuster vos prétentions salariales en fonction.

Si vous êtes engagé dans des négociations avec d’autres organisations, n’hésitez pas à le faire savoir : cela peut jouer en votre faveur. Enfin, il est important de considérer également certains avantages offerts par l’entreprise comme la stabilité de l’emploi, les perspectives d’évolution en interne, l’offre de formation ou encore les engagements en matière d’équilibre vie pro-vie perso. Vous comprendrez alors l’importance de négocier votre salaire en entretien sans utiliser de fourchette mais en mettant en avant les conditions de travail souhaitées dans leur ensemble.

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