Les RTT

Selon l’entreprise où vous effectuez votre mission, vous pouvez bénéficier de jours de RTT, qui compensent le temps travaillé au-delà de la durée légale de 35 heures.

Ils vous sont accordés dans les mêmes conditions que les salariés permanents (sauf disposition contraire) et sont calculés au prorata de votre temps de présence.

Comment sont-ils rémunérés ?

Cela dépend de l’organisation de l’entreprise :

  • Paiement au réel : les heures de RTT vous sont payées chaque semaine.
  • Lissage du temps de travail : les heures sont cumulées, utilisées sous forme de jours de RTT ou versées en fin de mission.

Les jours fériés

En intérim, vous bénéficiez des mêmes droits que les salariés de l’entreprise où vous effectuez votre mission.

Les jours fériés sont-ils payés ?

Oui, si le jour férié est chômé et payé pour les salariés permanents de l’entreprise, il doit généralement être payé aussi pour l’intérimaire, même lorsque qu’il tombe entre 2 missions réalisées au sein de la même entreprise.

Aucune condition d’ancienneté n’est requise.

Peut-on travailler un jour férié ?

Oui, certains secteurs restent ouverts les jours fériés (logistique, industrie, transport, santé, restauration…).

Selon l’entreprise et la convention collective, une majoration de salaire peut être prévue.

👉 Si vous travaillez un jour férié, signalez-le systématiquement sur le relevé d’heures PageOnline ou informez en votre consultant(e).

Le 1er mai

Le 1er mai est un jour férié particulier :

  • il est le plus souvent chômé et payé ;
  • s’il est travaillé, la rémunération est généralement majorée.

Les ponts

Vous bénéficiez des ponts accordés par l’entreprise dans les mêmes conditions que ses salariés permanents (principe d'égalité de traitement).

👉 En pratique :

  • Si le pont est payé pour les salariés → vous êtes payé aussi
  • S’il doit être compensé pendant la mission → les heures non travaillées sont effectuées ultérieurement
  • S’il doit être compensé après la mission → il n’est pas payé

Les jours pour événements familiaux

En intérim, vous pouvez aussi bénéficier de congés pour certains événements familiaux. 
Ces jours sont :

  • accordés sans condition d’ancienneté (sauf cas particuliers),
  • rémunérés dans les conditions prévues au contrat,
  • ne sont pas déduites des congés payés.

👉 En pratique :

  • L’événement doit avoir lieu pendant votre mission
  • Les dates de prise sont à organiser en fonction de la situation
  • Veillez à informer au plus tôt votre responsable et votre consultant(e)
  • Vous devez fournir un justificatif  

Les jours prévus par le code du travail

💡 Bon à savoir 
En cas de dispositions plus avantageuses prévues par la convention collective de l’entreprise utilisatrice, ce sont ses règles qui s’appliquent.

  • Mariage ou conclusion d’un PACS : 4 jours
  • Mariage d’un enfant : 1 jour
  • Naissance ou adoption : 3 jours pour chaque naissance survenue au foyer
  • Décès d’un enfant :
    • 12 jours ouvrables,
    • ou 14 jours ouvrables lorsque l'enfant est âgé de moins de 25 ans et, quel que soit son âge, si l'enfant décédé était lui-même parent ou en cas de décès d'une personne âgée de moins de 25 ans à sa charge effective et permanente.  
  • Décès d’un conjoint, concubin, partenaire lié à un PACS, du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou une sœur : 3 jours
  • Annonce de la survenue d’un handicap chez un enfant : 2 jours

Le congé de deuil complémentaire

En cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans (ou d’une personne à charge de moins de 25 ans), vous pouvez bénéficier d’un congé de deuil de 8 jours en plus des jours ci-dessus.

  • Il peut être pris en plusieurs fois au maximum en 3 périodes (2 périodes pour les salariés, 3 pour les demandeurs d’emploi, les travailleurs indépendants et les non-salariés agricoles),
  • Chaque période doit être d’une durée au moins égale à une journée,
  • Il doit être utilisé dans l’année qui suit le décès.

Les vacances

Si vous souhaitez poser des jours, vous devez obtenir l’accord de votre responsable et en informer votre consultant(e)  

Ces jours ne sont pas rémunérés puisque qu’en intérim, les congés payés sont versés en fin de mission, sous forme d’indemnité compensatrice (ICCP).

💡 Bon à savoir 
Si besoin, vous pouvez demander un versement anticipé de votre ICCP pour couvrir ces absences. 
Il suffit d’envoyer un email à votre consultant(e).

Le congé maternité

La durée du congé maternité est de 16 semaines pour un premier ou deuxième enfant :

  • 6 semaines avant la naissance
  • 10 semaines après

Il est porté à 26 semaines pour à partir du troisième enfant (8 semaines de congé prénatal et 18 semaines de congé postnatal)

Ce que vous devez faire

Transmettez à votre consultant(e) un certificat médical précisant votre grossesse et la date prévue d’accouchement.

Votre rémunération pendant le congé

Pendant votre congé maternité :

  • votre contrat est suspendu,
  • vous n’êtes pas rémunérée par votre employeur.

Vous percevez des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, si vous remplissez les conditions d’ouverture de droits, dans la limite d’un plafond.

Indemnisation complémentaire

Vous pouvez bénéficier d’un complément via Intérimaires Prévoyance sous réserve d’avoir travaillé au moins 414 heures au cours des 12 derniers mois.

👉 En savoir plus : contacter Intérimaires Prévoyance

www.interimairesprevoyance.fr
Tél. : 0 974 507 507

Le congé paternité

La durée du congé dépend de la situation :

  • 25 jours pour une naissance (samedi, dimanche et jour férié compris)
  • 32 jours en cas de naissances multiples
  • Ces jours incluent les week-ends et jours fériés.

Ce congé vient en complément du congé de naissance de 3 jours, payé par l’employeur

Comment le prendre

Le congé se déroule en deux temps :

  • Une première période de 4 jours obligatoires, à prendre immédiatement après le congé de naissance
  • Une seconde période :  
    • 21 jours (naissance simple)
    • 28 jours (naissances multiples)

Cette seconde période :

  • n’est pas obligatoire,
  • peut être fractionnée en 2 parties (minimum 5 jours par période),
  • doit être prise dans les 6 mois suivant la naissance.

Votre rémunération pendant le congé

Pendant votre congé, vous pouvez percevoir des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, si vous remplissez les conditions d’ouverture de droits, dans la limite d’un plafond.

Les démarches à prévoir  

Pour organiser votre congé :

  • Informez votre consultant(e) au moins un mois avant le début du congé
  • Informez également l’entreprise où vous êtes en mission
  • Pour le paiement de vos indemnités, envoyez à votre caisse d’assurance maladie :
  • un acte de naissance,
  • ou une copie du livret de famille à jour,
  • ou un acte de reconnaissance.

Une attestation de salaire est automatiquement transmise à votre caisse dès le début du congé.

Le congé naissance

Congé supplémentaire de naissance  

À partir du 1er juillet 2026, vous pouvez bénéficier d’un congé indemnisé de 1 à 2 mois après une naissance ou une adoption.

Ce congé s’ajoute aux congés existants, il ne les remplace pas

👉 Avant de le prendre, vous devez avoir utilisé vos congés maternité, paternité ou d’adoption.  

Qui peut en bénéficier ?

Ce congé est ouvert à chaque parent :

  • mère, père ou second parent
  • en cas de naissance ou d’adoption d’un enfant à partir du 1er janvier 2026 (ou né prématurément avec une date prévue après cette date)

💡 Chaque parent peut en bénéficier, indépendamment de l’autre. Ainsi vous pouvez le prendre en même temps ou à des moments différents.

Les démarches à prévoir  

  • Informez votre consultant(e) au moins 1 mois avant
  • Précisez la durée (1 ou 2 mois) et le mode de prise (en une fois ou en deux périodes)  

👉 Vous n’avez pas de démarche à faire auprès de la Sécurité sociale

Maladie – Accident de travail

👉 En cas de Maladie

👉 En cas d’accident de travail